Lors de son discours à l'Assemblée générale des Nations unies, Donald Trump a annoncé son intention de bannir le terme « intelligence artificielle ». Il a expliqué qu'il voulait remplacer cette expression par « super intelligence » dans les documents officiels du gouvernement américain.

Une opposition à la régulation mondiale de l'IA

Alors que l'Assemblée générale des Nations unies se déroule actuellement, Donald Trump a pris la parole pour évoquer l'intelligence artificielle. Une vingtaine de pays se sont réunis pour demander une régulation du développement de l'IA, mais Trump s'oppose fermement à un contrôle mondial de cette technologie et plaide pour sa poursuite. Il se positionne comme un ardent défenseur de l'IA, qu'il souhaite renommer.

Selon Trump, le mot « artificielle » donne l'impression qu'il s'agit d'une intelligence factice. Il a déclaré : « L'emploi du mot artificial rend l'intelligence factice, cela lui donne l'air faux alors qu'elle ne l'est pas. C'est en réalité extraordinaire. » Il a demandé à ses équipes de ne plus utiliser ce terme, préférant « super intelligence » ou SI.

Application rapide du changement de terminologie

Suite à son discours, Trump a rapidement initié la mise en œuvre de son projet. Michael Drager, secrétaire d'État adjoint au Bureau des organisations internationales du département d'État, a reçu un e-mail en début de semaine lui demandant de remplacer toutes les mentions de « IA » par « SI ». Drager a déclaré : « À la suite des remarques du président à l'Assemblée générale (AG) aujourd'hui, veuillez remplacer toutes les références à artificial intelligence par super intelligence dans nos documents et positions. » Il a également précisé que la mention SI sera utilisée dans « toutes les interventions, les positions et les éléments destinés à la presse à l'avenir ».

Alors que de nombreuses voix s'élèvent pour réclamer une régulation du développement de l'IA, Trump rejette cette idée. Il se montre favorable à la poursuite de cette course à l'IA, affirmant sur ses réseaux sociaux qu'il ne compte « pas freiner la croissance de quelque chose qui sera plus grand que la révolution industrielle, ou qu'internet lui-même ».

Les représentants américains ont déjà commencé à utiliser ce nouveau terme lors d'une réunion du Conseil de sécurité de l'ONU sur les risques liés à l'IA. Cette réunion a vu des dirigeants d'OpenAI, d'Anthropic et de Hugging Face demander un encadrement accru de cette technologie.