Depuis le 2 août 2026, l'Union européenne applique de nouvelles règles de transparence concernant les contenus générés par intelligence artificielle (IA) dans le cadre de l'AI Act. Les deepfakes, les textes informatifs sans contrôle éditorial humain, ainsi que les chatbots et agents conversationnels doivent désormais être identifiés comme tels, sous peine d'amendes pouvant atteindre 15 millions d'euros ou 3 % du chiffre d'affaires annuel mondial. Comment les community managers, les équipes éditoriales et les professionnels du contenu peuvent-ils vérifier l'origine des contenus non déclarés ? Voici 12 outils gratuits, répartis en quatre catégories, pour vous aider.
Démarquer ses propres contenus générés par IA
Sur Instagram, WhatsApp et Adobe, il est désormais possible de déclarer soi-même qu'un contenu a été créé à l'aide d'un outil d'intelligence artificielle. Ces fonctionnalités ne sont pas des détecteurs, mais des options intégrées aux plateformes, basées sur la déclaration de l'auteur.
Le 31 août, Instagram a renommé son label "Créateur IA", lancé en mai, en "Profil généré par l'IA". Ce label s'active via l'édition du profil et concerne uniquement les comptes dont le personnage principal est généré par IA. Les comptes qui ne l'activent pas peuvent voir leur portée limitée. Les utilisateurs ont le choix de contester cette décision ou de l'accepter. Instagram précise que les créateurs qui ajoutent ce label ne subiront pas de baisse de visibilité.
WhatsApp permet également aux administrateurs de chaînes d'identifier leurs contenus générés par IA, incluant images et vidéos. La mention s'affiche en bas à gauche de la publication et ne peut pas être retirée une fois confirmée. WhatsApp peut également détecter automatiquement ces contenus dans certains pays sans préciser lesquels. Actuellement, cette fonctionnalité est en phase bêta sur Android et iOS.
L'application gratuite Adobe Content Authenticity, encore en bêta, permet d'intégrer des Content Credentials à des fichiers, indiquant le nom du créateur, ses comptes sociaux et les outils utilisés. Une extension Chrome peut aussi repérer les images contenant ces métadonnées.
Réagir face aux contenus générés par IA
LinkedIn et YouTube proposent des moyens de signaler les contenus générés par IA. Fin juillet, LinkedIn a lancé le bouton "Seems like AI slop", permettant de signaler les publications inauthentiques. Les signalements alimentent les modèles de détection du réseau. Les publications signalées déclenchent une alerte dans le tableau de bord de l'auteur.
YouTube, quant à lui, permet aux utilisateurs de signaler des vidéos utilisant leur visage. À partir du 18 mai 2026, cette fonctionnalité sera accessible à tous les utilisateurs de plus de 18 ans. Elle nécessite une vérification d'identité et un selfie vidéo, comparant la signature biométrique aux nouvelles vidéos mises en ligne.
Détecter un contenu généré par IA
Depuis 2023, le marché a vu l'émergence de plusieurs outils pour détecter les contenus générés par IA. Parmi eux, GPTZero, lancé le 2 janvier 2023, revendique plus de 17 millions d'utilisateurs. Son plan gratuit autorise l'analyse de 10 000 mots par mois.
Copyleaks permet d'analyser à la fois l'IA et le plagiat, utile pour les équipes éditoriales. Pangram aide à mesurer la proportion de contenu généré par IA dans un texte.